Violences faites aux femmes au Maroc

Ce projet est mené dans le cadre d un partenariat

Violences faites aux femmes au Maroc

Association Ibtissama Meknes Maroc

                               sous tutelle de la ligue des femmes au Maroc et du fcdm Meknes

2015 A 2018

MEKNES LE 8/3/2017

 La violence à l’égard des femmes est l’une des formes les plus systématiques et répandues de violation des droits des femmes.

Les Nations Unies définissent la violence à l’égard des femmes comme « tout acte de violence dirigé contre le sexe féminin et causant ou pouvant causer un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou la vie privée. »

l’opportunité étant de rappeler la place des femmes dans le pays, l’importance dans les sphères de pouvoir économique ou politique et des combats en faveur des femmes. Si dans les pays occidentaux, des progrès notables ont été réalisés, dans d’autres régions du monde, beaucoup reste à faire.

Le nombre de victimes déclarées est en hausse continue .Les taux de viols sur mineurs sont en augmentation avec 42% victimes déclarées recensés en 2011 ces chiffres liés aux plaintes sont très certainement en dessous la réalité, et ils concernent surtout les filles, comme on peut le voir dans le phénomène des grossesses précoces.

Un programme avait été mis en place en 2008/2011 puis aujourd hui 2016 A 2018 afin d’ étudier les phénomènes de prostitution juvénile et de grossesses précoces, sur le développement du VIH . Cette étude a permis de mettre en lumière les graves conséquences de la prostitution juvénile plus ou moins occasionnelle chez les très jeunes, dite « du cadeau » (contre n’importe quel cadeau, même un sandwich)

Quelles sont les différentes formes de violence à l’égard des femmes au Maroc?

Le terme « Violence à l’égard des femmes » recouvre, sans s’y limiter :

AGIR

INNOVER

TROUVER DES SOLUTIONS

 A Meknes au sein de l association ibtissama on  travaille pour prévenir la violence et les discriminations envers les femmes en agissant sur l’éducation des jeunes garçons et en leur donnant les outils nécessaires pour adopter concrètement un comportement plus respectueux à l’égard des jeunes filles puis des femmes.

On essaye de  développer un réseau de soutien horizontal, qui met en relation des femmes battues marginalisées dans le but de leur fournir les ressources et l’assistance dont elles ont besoin pour quitter leur foyer et se reconstruire puisqu on les heberge pour plus de 3 mois après ou avant l’accouchement  AU sein du centre ibtissama Meknes.

D’autres associations partenaires participent au lancement d’ entreprises sociales qui forment ces femmes victimes de violence soit  à l’artisanat, en parallèle uu soutien physique et psychologique qu’elles reçoivent pour les aider à surmonter leur traumatisme. Une fois formées, ces femmes fabriquent et vendent des produits uniques et faits main à partir de matériaux recyclables. Développer des compétences professionnelles fondamentales faire du couscous et le revendre , des gâteaux ou autre, l’essentiel est de devenir financièrement indépendantes ce qui permet à ces femmes de reconstruire leur estime d’elles-mêmes.

 Nous essayons  de lutter ensemble pour faire reculer les traditions et les réflexes machistes de notre société, pour faire évoluer les droits des femmes dans le but ultime de l’éradication de ces violences faites a notre egard pour la démocratie et le développement à l’échelle locale.

L’exposition « Universalité des droits des femmes » de la ligue des Femmes solidaires au Maroc avait apporte un complément d’information de la nécessité du développement des droits des femmes. En particulier, l’intérêt de se doter d’un cadre juridique dédié à la lutte contre les violences faites aux femmes permettant de développer des mesures partenariales et coordonnées ce sujet devrait déboucher sur d’autres actions communes, notamment en matière de formation des acteurs de la lutte contre les violences (magistrats, policiers, travailleurs sociaux, enseignants etc…)

Toutes ces Fillettes agressées sexuellement sur le chemin de l’école, toutes ces femmes exploitées dans les usines, spoliées de leurs petites parcelles de terres, , les témoignages sont rageux. “Nous voulons que la question des femmes soit aussi importante que l’économie, la démocratie ou le social. Nous essayons de l’imposer lors des forums, même si nous savons que tout ne changera pas en une semaine” ou du jour au lendemain mais au moins nous le proclamons .

 Notre programme a été arrêté en 2015 faute de moyens financiers, et par abandon des acteurs publics. La mise en place de la Maison des adolescentes, à laquelle nous avions partiellement contribué, se dit, en novembre 2015 totalement dépassée par les faits qui touchent des adolescent(e)s de plus en plus jeunes et qui deviennent mères célibataires à un âge précoce ;Beaucoup de ces jeunes femmes ne se reconnaissent pas comme se livrant à la prostitution . Les faits sont connus mais pas admis. Des témoignages recueillis dans cette enquête montrent la banalisation du phénomène, et le peu de soucis des lois du pays sur cette question,

le taux de grossesses précoces est-il le plus important, et les témoignages de sages-femmes de l’hôpital PAGNOL de Meknes Maroc montrent que cela a partiellement baissé de 2011à2016 (contacts personnels en décembre 2016).

ce phénomène de grossesses précoces n’est pas récent et existe depuis des années. Et ce  pour toutes les communautés confondues, on peut citer une libéralisation des mœurs en rapport avec la baisse du contrôle parental. ILfaut retenir que la jeune fille a traditionnellement accédé au statut de femme dès les premières règles, à 12 ans, après quoi elle se mariait rapidement.

 

C’est l’introduction d’une néoténie sociale. Cela ouvre une faille de statut sexuel ambiguë, que nous classons, sans l’analyser, « grossesses précoces ». Quant à la population où la carrière de femme consistait autrefois (et pour beaucoup encore aujourd’hui) en la double fonction de cultivatrice et mère d’une importante progéniture, la vie sexuelle de la fille commençait dès que sa mère estimait qu’elle était prête morphologiquement – ce qui pouvait être 13 ans, mais selon le cas 14 ou même 12. Ici aussi la scolarisation éloigne la fille d’une protection parentale une bonne partie du temps, la laissant à la merci de tentations ou d’agressions pour La majorité de la population

Notre société était régie par une organisation sociale et culturelle propre qui avait assuré une stabilité. Mais le contact massif et récent avec la société de consommation et l’organisation sociale de type occidental actuel, les a privé de la maîtrise de leur propre développement.

Détresse des femmes

Souvent, les femmes sont dans des situations de détresse comme le montre le cas de ces jeunes femmes Marocaines victimes de violences, épouses ou soeurs ou filles ou mêmes cousines .  D’après des  plaintes qui ne peuvent être déposées ; sans papier et sans argent ces femmes ne peuvent trouver de structure d’urgence inexistante parfois sur certaine regions de Meknes; elles pourraient être prises en charge par notre centre mais manque d information elle sont laissé a leur sort et ce sont les relations humaines qui les prennent en charge , cependant elles ne peuvent passer le barrage de contrôle de la communauté ou de la tribut .Il y a à la fois méconnaissance du droit, et déni de droit, avec impunité totale pour les hommes violents Ces cas paraissent en augmentation exponentielle.

Dans son rapport 2012, certaines associations pour le développement, l’éducation et la Recherche qui porte la lutte contre le VIH et les MST au Maroc mentionne la difficile situation des femmes se retrouvent dans une situation de grande précarité, sans couverture sociale, et n’ayant pas effectué les moindres démarches administratives.

Si ces femmes survivent elles ne sont pas en mesure de subvenir aux moindres nécessités du quotidien .Il faut noter qu’un certain nombre de ces femmes – tout comme des hommes du reste – n’ont pas d’identité suite à l’absence de déclaration à la naissance. De très nombreuses personnes sont aussi victimes d’erreurs dans l’acte de naissance enregistré .la maison de la justice et du droit est débordée par les jugements rectificatifs : plus de mille cinq cent actes de naissance en 2015 ont dû être rectifiés : quelles en sont les raisons ? Incompétences ? Volonté ? Une mission du service juridique fut projetée sur cette question.Les femmes des campagnes isolés sont aussi en situation très difficile La vie quotidienne de ces femmes est bouleversée depuis des années, par l’adoption brutale des modes de vie occidentaux .

     

Les causes de cette situation

   Quelles sont les conséquences pour une société de compter à la fois, environ 50 % de la population qui a moins de 25 ans, environ 50 % de jeunes qui sortent du système scolaire sans aucun diplôme, et un taux de chômage des jeunes qui est d’environ 50 % lui aussi. »

L’Etat apporte peu de réponses : les médecins des hôpitaux signalent toutes les grossesses précoces au procureur ,on parvient parfois au jugement mais le problème s’agrave encore plus lorsque le jugement impose à  l’agresseur d’épouser l’agressée ; plusieurs cas

refusent les poursuites et se résignent au silence.

On dénonce, dans un rapport cité, l’état manque 50% du personnel chez les magistrats et chez les greffiers, et le procureur lui-même a reconnu publiquement que « le service public de la justice ne pouvait être rendu », alors que le tribunal correctionnel tourne à plein régime avec plus de mille affaires par an.

La ligue nationale sur les droits des femmes avait reçu, en 2014, 350 personnes victimes de violences ; sur 80 cas de violence, 40 relèvent de la violence conjugale. la violence s’exerce dans tous les milieux sociaux du territoire marocains . Nos structures hébergent, en fonction des places disponibles à leur demande, ces femmes pour les mettre à l’abri et rechercher une solution : le Samu social, avec trois structures. Avec maintenant plus de 20 salariés, cette association propose un accueil de jour et une permanence d’urgence chaque matin où, de 2013 à 2016, 3180 femmes ont été accompagnées et suivies sur le long terme parfois, selon leur demande. 263 sont venues en tant que victimes de violences ; 175 ont été hébergées temporairement. La première démarche est d’informer ces femmes de leurs droits .

Ces structures d’hébergement d’urgence paraissent cependant encore très insuffisantes : ainsi, l’association Femmes solidaires de Meknes ou le centre ibtissama qui a suivi DE 2013 à 2016 une cinquantaine de victimes, en dénonce l’insuffisance criante dans son rapport d’activité de 2016. La convention passée avec le Samu social paraît très insuffisante à SON  président, qui demande un centre d’hébergement social dédié aux femmes victimes en cas d’extrême urgence pour éviter la rue à ces femmes.

Les vrais remèdes passeraient sans doute par une remise en cause du statut des populations concernées qui sont loin et encore moins considérées dans l’angle de l’assistanat,. Une meilleure connaissance des structures sociales mode de parenté, et prise en compte de cette situation est quasiment absente.

Si la situation des violences faites aux femmes est reconnue, la lutte contre ces violences ne fait pas encore l’objet d’une réelle volonté politique à la hauteur des besoins, malgré quelques progrès récents.

L’action

 

En effet ? le contact direct par le biais soit des courts d’alphabétisation soit par le biais des centres d’écoute, tout cela a permis à la ligue nationale marocaine  des droits des femmes de sensibiliser et de se mobiliser afin d’élaborer des dossiers revendicatifs et ce à partir de la réalité sociale et du vécu des citoyennes marocaines notamment celles victimes des violences ;

Dans un rapport sur la délinquance (2014), après avoir constaté qu au Maroc  le taux d’homicide  a augmenté ils expliquent les causes:

« De manière générale, plus précisément le chômage des jeunes. Et, plus largement encore, en termes d’insertion socio-économique de la jeunesse, donc en termes d’avenir de la société Marocaine.

  C’est dans cet ordre d’idées que s’inscrivent les différentes actions menées par notre association au profit de nouvelles générations.il s’agit, entre autre, d’ateliers de formation dans certains collèges et lycées à Meknes depuis 2013 à nos jours .Outre les élèves ,des enseignants de la SVT et des langues ont été les autres bénéficiaires de notre formation dont la clef de voute reste les droits des femmes la lutte contre les violences et la discrimination dont elles sont victimes et tout particulièrement celles véhiculées par les extrémistes religieux .

Notre action au sein de la ligue des femmes a également pour attribution l’organisation des journées de réflexion dont les thématiques s’inscrivent dans le cadre du renforcement des dossiers revendicatifs et du plaidoyer pour l’amélioration du code de statut personnel .

Dans le cadre de sa stratégie de renforcement des droits des femmes, la ligue région Meknes avait organisé du 8 MARS 2017 au 14 MARS 2017  une caravane de sensibilisation au profit de la population des quartiers de la médina MEKNES ;Cette caravane avait pour objectif de sensibiliser les habitants, notamment les femmes et les jeunes filles sur leurs droits politiques et socio-économiques afin qu’elles soient plus confiantes pour exprimer leurs droits et qu’elles puissent jouer un rôle de leader à tous les niveaux, et principalement dans leurs arrondissement, pour qu’elles soient capables de revendiquer leurs droits auprès des autorités locales.

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